Lire la marée, c'est important, à Noirmoutier. La marée fait l'ile ou presque, inaccessible. L'eau,va et vient, jamais pareille et vient lècher le bord des pneus . Le pont, haut sur ses pattes, veille au loin, sur de lui. Le gois, plus ras, incertain, un truc à se faire peur, il suffit de voir les perchoirs plantés sur la grève.
Mondes contrastés, ile difficile à raconter d'un trait, trois jours pour la découvrir, à pied bien entendu et avec le palais.
Gagnée sur l'eau, pourtant c'est l'eau qui l'a faite et qui veut la reprendre. La préserver pied à pied, il suffit d'arpenter les digues, à l'abri côté terre, pour voir comment les noirmoutrins y ont travaillé, secondés par les hollandais lesquels ont laissé leur nom en partant.
Au restaurant, les mécréants: entente sur les prix et le dos du client, assiette légère et main forcée. Sauf un, le Grand Four, depuis 1956, merveille au prix doux. Je n'ai jamais si bien mangé.
La côte est multiple, des plages sous le sud, bordées par les campings peuplés de balançoires et les petites maisons de poupée envahies par l'été, aux criques du nord cernées d'arbousiers, délicatement ourlées par le collier des cabines de bains.
On loge chez ma soeur, dans une très confortable jolie maison vendéenne, fondue parmi les autres, à l’Épine, rue de l'aubépine. Une maison voulue par elle pour y vivre plus tard, une partie de l'année.