Venise, 2013, la bande est au rendez vous. Echelonnés, Padrino bon dernier, moi pas loin devant, la moitié des filles a voyagé de nuit, par le train et la diva est déjà italienne depuis un petit moment. Accueil surprise au vaporetto, émotion!
Nous logeons au Lido, le lido de la Mostra, à deux pas des hotels monstrueux et célèbres, dans un joli appartement à moitié enterré, gage d'un peu de fraîcheur, donnant sur un piêtre jardinet. La baignade est de rigueur dans l'Adriatique, matin et soir. Pas pour moi, malgré la chaleur, la fraîcheur je la trouve sur l'eau, pas dedans...
Chaleur et Biennale voilà les deux variables incontournables de ce séjour, toutes les deux imprègnent la cité des Doges, en cet été de plomb.
La chaleur, d'abord, c'est mon troisième séjour, je n'ai jamais été accablé à ce point. Même les Vénitiens ont trouvé ça mortel! seul recours, ne pas bouger , ou bien alors sauter à l'aube dans le vaporetto, pour aller sur la lagune, boire un café matinal à Burano ou à Chioggia, avant l'arrivée des sauterelles.
La Biennale ensuite, depuis un siècle elle conquiert Venise tous les 2 ans pour de nombreux mois. Difficile à rater et pourquoi pas s'y risquer! Il y a l'officielle, sur deux sites principaux, dont l'Arsenal, et la off en accès libre, un peu partout dans la cité lacustre. Il suffit de pousser la porte, pour découvrir les palais inaccessibles, et les performances, et les installations, et les mobiles et les collages. C'est parfois n'importe quoi, souvent saisissant, en tout les cas dérangeant . C'est l'art en train de se faire, à un moment de l'histoire où tout a été fait. Je peux dire, cependant, qu'après avoir baigné dans Venise sous Biennale, sans en être fou, la visite des musées plus classiques, m'a semblé bien statique, même celle du très beau musée Gugenheim. Ne parlons pas de Pinault, de Grassi et de la Dogana, les avis sont trop partagés.
Je regrette de ne pas avoir pu marcher dans Venise. J'ai aimé l'Accadémie et la légende de Ste Ursule, j'ai retrouvé Tintoret au fond d'une petite église d'un quartier isolé de Venise, je me suis perdu entraînant la troupe après moi et perdant du même coup la confiance de Piccolina...
Le dernier soir fut grandiose, dans une église surchauffée, Vivaldi à la fraîcheur des programmes en guise d'éventails et le retour par le grand canal, dans la beauté de la nuit vénitienne illuminée. Le lendemain ce fut le brouillard du départ....
Texte d'Armelle:
voilà mon souvenir... j'ai été voir.
Spritz
Bitter Campari. Diana et Sara. Marguerite. Les petits chevaux de Tarquinia. Dix par jour. La mer, la chaleur atroce, la torpeur, l'amour atroce, la mort. Rouge et amère.
Les gros morceaux de glace. La fraîcheur, la fin de la soif.
L'italien dit: "Prosecco", "Champagne".
On a souri.
La tranche fine d'orange. La grosse olive verte. A la terrasse magnifique du bar magnifique du Lido. Pas loin du débarcadère.
La lagune. Chaleur atroce, la torpeur, le soleil rouge sur Saint Marc. Rouge et amère.
Armelle.
Et celui de Marivona
Un p'tit bain
Dès le matin
Sur l'grand canal
Vers la Biennale
Vaporetto,
Photos,
A gogo !
Sans oublier l'apèro
Au Lido
C'était chaud!
Ah! c'était com'ça !?
A Venezia...
La! la la, la la,
La la !!
MarieVonne
Michèle aussi a dégainé
Pendant que certains(es) étanchaient leur chaleur et leur soif, par des rafraîchissements pas toujours catholiques,
d'autres s'enfonçaient dans la sombre fraîcheur ecclésiaste pour mieux s'élever à l'unisson des vierges belliniennes
toutes sublimes, nécéssairement sublimes...
Michèle
Padrino, débarquement
Une arrivée à Venise, en avion , le soir, la matinée avait démarrée très tôt, puis train et une après-midi a traîner dans Orly( pimentée par une petite évacuation du hall, - alerte à la bombe ) Vu du ciel , c'est déjà très beau: on dirait un gros poisson, aux écailles rouges, à l'arête de grand canal, perdu dans la lagune et les herbiers.Qu'elle joie d'être à nouveau là. Et, dans le bus, l'impatience et l'interrogation: tiens, il y a des raffineries, des échangeurs autoroutiers, des garages. Retrouverais-je cette splendeur que j'aime tant et qui ,ici, semble hors du temps et irréelle? Mais sitôt à bord du vaporetto, ça y est ,c'est ça, c'est magique: il fait nuit maintenant, et c'est encore plus beau. Glisser résolument sur l'eau, rejoindre le canal de la Guidecca, frôler les monstres à 15 étages alignés comme des immeubles venant profaner la Sérinissime, puis fller le long de sombres canaux et de palais se découvrant au hasard des éclairages. Quelle merveille et quelle chance d'être à nouveau dans cette beauté .Mais quelle chaleur !!! Une impression de dépaysement, d'aventure comme chaque fois que je prends un bateau,un grand plaisir à fendre les flots à bord de cet autobus des mers, dans ce décor sublime; l'impression aussi d'être avec des amis, solidaire de la même barque. On rejoint le bassin de Saint Marc, parmi les embarcations de toute sortes : vaporetto, vedettes rapides, bacs, barges chargées de voitures, gondoles dont on se demande comment elles font pour circuler parmi tout ce monde ,qui chacun trace sa route en tout sens , à toute vitesse ou au rythme lent des rames. Le vent dans la figure et le bruit de l'eau contre la coque, le clapôt déclenché par le passage d'un gros bateau illuminé comme à Noel: des trous de lumière dans la pénombre. L'air marin qui parfume le soir. Bon dieu ,mais ce qu'il fait chaud!!! On longe les Giardinis pour arriver au Lido.Ben quoi ?, il y a des voitures ici? Et puis parmi les les jardins sombres et les hautes maisons, franchir une grille , entendre des voix familières dans la nuit , sauter un petit grillage: voilà, salut la compagnie. François Ainsi parla Piccolina
Légèreté de l'air, habillés de quelques morceaux de tissu,légers, légers,
fini ce printemps lorientais interminable passé à se calfeutrer,
s'emmitoufler.
libres comme l'air, c'est si facile de se déplacer ici,
les vaporettos! on les prend, on les quitte, c'est si simple.
une semaine sans "quatre-roues"!
et mobiles pourtant, un saut à droite et nous voilà à San Michele, un
saut d'un autre côté et nous voilà à l Arsenal, ébahis, éberlués, et nous
voilà
dans le Ghetto où il n'y a pas un chat; il fait chaud, oui, mais c'est si bon.
(ps: mais si! bien sûr, - et le texte de François me le rappelle-, il y a des
quatre-roues au Lido, mais je les avais complètement oubliés quand j'ai
écrit ces quelques lignes)
Christiane
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