lundi 18 octobre 2010

Rencontres en Europe, mai juin 2010

A Chaumont sur Loire rencontre avec un graveuse dont la fille tient le restaurant contigu.

Claudie et Julie, il manque Jean Yves, mais comme il crève l'écran, j'ai peur pour le matériel! Nous sommes aux Rosiers/sur Loire, le voyage est presque terminé!La lassitude se fait sentir, nous avons été accueillis, dorlotés, bichonnés et nous sommes repartis le lendemain, regonflés à bloc! Et nous ne sommes pas les premiers a avoir trouvé refuge dans cette maison du bon dieu!
C'est une belle rencontre, une heure au bord de la Loire. Nous sommes assis dans une boulangerie qui a le bon goût de servir des cafés et la pluie menace. Ces deux charmantes personnes nous passent sous le nez, puis font demi tour en nous apercevant: un café! aussi! Ce sont des hollandais, ils viennent de Den Helder! C'est là qu'en 2008 nous avons terminé la remontée des Pays Bas!
Nicole et son amie Marie, viennent de Troyes, nous allons bavarder fort tard dans la nuit, elles nous offrirons des douceurs. On peut penser  se revoir! Laura par contre sans doute pas! Elle a 67 ans, vient des Etats Unis et elle est là pour trois mois! Elle a failli se noyer, en tombant avec son vélo d'un bateau et son ordinateur a failli rendre l'âme! bavarde, on ne fait pas mieux, mais voyager seul ça porte à se raconter.
P'tit Louis de Pontchateau, ce gars là c'est un poème. Il fait des flêches, ce qui veut dire qu'il relie entre elles des capitales, Paris-Budapest, par exemple, Paris-Vienne aussi, suivant un itinéraire défini à l'avance! Il vient d'en finir, 1800 k ms, debout sur les pédales! Annick, sa femme l'assiste en camping car! Ce gars là, il y a quelques années, il a fait un AVC sur son vélo! Il continue!
Croatie, nous sommes à Dalj, nous ne savons pas encore que la monnaie croate c'est le kuna, nous venons de déjeuner à l'ombre d'un acacia. Puis, comme d'habitude, nous cherchons un café, et là rien à faire, pour trouver le café de Dalj! Cette dame  a rebroussé chemin pour nous y conduire! Charmante! Et quelle photo!
Bogart, lui aussi ,c'est un cas!Nous l'avons rencontré au retour, à l'entrée de Tulln. Regardez attentivement la photo, ce n'est pas un vélo, ce sur quoi il circule, c'est bien, oui, une trottinette! Il change de côté soyez rassurés! Et il va où, le beau garçon? A Jérusalem! Pourquoi à Jérusalem, et en trottinette? Simplement parce que un ami à lui en a eu l'idée! Alors pourquoi pas! J'avais la fringale, je lui ai dévoré ses chocos! Merci Beau Gars!
Surpris par l'orage nous avons monté la tente en catastrophe et en contrebas du Danube!Juste après Linz. Au risque du débordement, et ça tombait dru! Belle nuit malgré tout, mais subitement vers 5 heures du matin des bruits étranges et violents! La pétarade venait simplement des mobylettes de ces deux jeunes pêcheurs matinaux, fort gentils et si fiers de leurs prises!
Tom, lui, nous l'avons rencontré à La Guétin, près du Pont Canal, il est venu droit sur nous qui pique niquions au bord de l'eau et nous avons partagé nos provisions. Il a 30 ans. Il vient de Grande Bretagne, il est parti pour un an. Pour l'instant il va rejoindre à Lyon sa copine qui veut faire un bout de chemin avec lui. Ensuite, jeté tout seul dans le grand bain, il visera la Turquie, avec un peu de chance l'Iran et pourquoi pas, on peut rêver, Dubaï!
Glennys et Max, nos amis australiens de Passau! Avec eux nous roulerons trois jours sans même le vouloir et nous rirons bien! Lorsque enfin nos chemins finiront enfin par se séparer, ce sera un peu d'émotion!
Henri et Christian, nous les avons rencontrés, lors de notre retour à Budapest. L'initiateur de leur voyage est Henri. Christian est plutôt un cycliste qui s'est trouvé embarqué dans l'aventure par hasard et qui y a pris goût! Henri est un grand voyageur qui s'est rendu à Rome à pied. Ils sont allés jusqu'en Pologne et sont ensuite rentrés par Prague, Budapest et ... le Tyrol. Henri est donc parti, avec son aide de camp, sur les traces de sa famille! Ses grands parents en sont originaires! Leurs vélos étaient tellement lourds qu'on comprend mieux pourquoi ils ne voulaient pas prendre le train pour rentrer. Pas impossible que l'année prochaine: nous ne suivions pas leur chemin la Pologne, via l'Allemagne.


A Chaumont/ Loire nous avons fait halte, dans une petite échoppe pour boire un café! Nous en sortirons trois heures après à regret, les tartes étaient délicieuses et la jeune femme joliment acide 



vendredi 15 octobre 2010

Le lumbago et la carte bancaire, mai juin 2010

Passau, à la frontière autrichienne, il est encore temps, soit de remonter plein nord vers Prague, ou alors de descendre plein sud vers Munich.    
des choses à ranger tous les jours
                                                                
 Même camping, mais les cygnes sont sur l'eau, il manque un petit! la nuit n'a pas été très bonne à cause des ronfleurs, eh! oui une toile de tente c'est pas très épais! Au matin, comme tous les matins depuis plus d'un mois, lever, petit déjeuner, toilette, oui, oui! puis rituel du rangement et du chargement, chaque chose à sa place, n'est ce pas jean noël?


A côté de nous un couple, à peu près dans nos âges, elle pimpante, lui tout cabossé, il ramasse les sardines, la main dans les reins en pliant précautionneusement les genoux! Pas facile, une sciatique, lorsqu'on voyage à vélo!

les tours jumelles à Passau
Je souris en le regardant, mi moqueur mi compatissant! je me penche en avant pour loger mon blouson dans la poche latérale de ma sacoche! La punition est immédiate, je me redresse coincé! comme le pauvre homme que je plaignais l'instant d'avant! entre hommes, solidaires !Le voyage s'arrête là! Sueur froide! je connais bien! Au début juste une raideur dans les mouvements et une heure plus tard, un bloc compact!





si vélo plus possible, reste toujours le canotage
Vite à vélo! au bord de l'eau, tant que c'est encore chaud! je fais l'autruche et ça marche! j'arrive à pédaler, penché sur mon ouvrage, sans trop y penser. C'est dimanche, pas un médecin, pas une pharmacie! Lundi, ça va mieux, malgré les 80 k ms avalés la veille. Le soir bivouac de charme au bord du Danube. Mardi, aggravation! la fin du voyage se profile à nouveau. Heureusement les pharmacies sont ouvertes et je trouve du Voltarene , sans ordonnance. Je pédale toujours, c'est juste coton pour monter et descendre, mais je deviens malin, et ça marche! C'est pas confortable, mais on avance malgré tout. Mercredi :  matin de tous les dangers. Je dors peu . Il fait chaud. La route est mauvaise. J'ai  mal. Mais on roule. Je perds la route et Marie-Christine. Mais aujourd’hui, elle sait où nous allons. J'essaie de la joindre, en vain. On finit par se retrouver 15 k ms plus loin, un peu par hasard. Kelheim est un cul de sac, un morceau de chance, sinon! Nous devons poursuivre en ferry sur quelques kilomètres. En attendant, pause, café, biscuits,  à l'ombre, confortablement assis dans un beau café.
c'est d'avoir eu trop de goût pour les cerises que l'on s'est perdus
Il nous reste peu d'argent, il est temps de se refaire. Ma carte bancaire est devenue précieuse depuis que Marie-christine s'est aperçu de l'oubli de la sienne... à vannes. Nous voyageons depuis plus d'un mois avec un seul moyen de paiement et nous avons découvert que partout il faut du liquide. Comme les retraits sont limités, ça risque d'être un peu serré surtout en cas d'imprévu. Il est 11h les banques sont ouvertes. Je me présente à l'automate, j'introduis ma carte, je fais le code 50.. Rien, code incorrect! J'ai du mal taper un chiffre! je recommence en m'appliquant: 50..A nouveau code incorrect! Ça se complique, je reprends ma carte et je reviens au paisible petit café, apprendre à ma dulcinée le drame qui se noue!


    Elle me suggère d'essayer dans une autre banque, je devais avoir droit de nouveau à 3 essais. Et moi benêt, je m'exécute! Et je récidive! 50.. Carte avalée! Stupeur, je n'ose  y croire. Comme pour la disparition du vélo! j'ai du mal à réaliser que nous sommes à une semaine au moins de la France, sans moyen de paiement avec 70 euros en poche! Je rejoins à nouveau ma tendre fiancée, toujours attablée dans son café. Au début elle refuse de me croire, et reste sans voix, ce qui n'est pas habituel chez elle! Racket aussi peut être cette fois?
banque de la dernière chance


     Je sais alors et c'est lumineux: je ne peux compter que sur ma bonne étoile! Je retourne à la banque, un petit désespoir me chatouille gentiment, mais j'espère encore! L'employée du guichet me désillusionne brutalement, ils doivent récupérer la carte et la réexpédier à ma banque en France qui pourra me la réexpédier, après vérification! Tout cela en anglais, je fais des progrès prodigieux! C'est sans appel! Devant mon insistance désespérée, elle consent à appeler le Directeur. Un homme à peu près de mon âge se présente et me redit à peu près dans les mêmes termes, l'étendue de mon malheur.


   Quelle solution, je lui demande? Aucune me répond il. Il s'enquiert de ma femme, je lui dis qu'elle est au café, elle aussi sans le sous. Des amis dans le pays? Pas encore mais si nous devons séjourner, sans aucun doute! Je ne dois pas avoir l'air bien vaillant, car petit à petit je sens que quelque chose se met à bouger au fond de cet homme! Et pourtant c'est impossible, impossible, impossible, m'a t il répété!


homme après l'épreuve
     Et tout à coup ma carte est là dans sa main, et puis dans la mienne, "last chance", me lance t il, comme une bouée!J'en tremble et tout devient confus , je n'ai plus la moindre idée de ce qui a pu être mon code. J'inverse à tout hasard les malheureux chiffres qui surnagent encore et bien entendu, ma carte est à nouveau avalée par l'impitoyable automate.


   Le banquier à l'air désolé, sincèrement et presque aussi malheureux que moi! Alors, avant de sombrer, du fond de ma détresse, je m'entend lui dire à mon tour: "last chance"! Il en est tellement surpris qu'il me répond "ok"!  Interloqué, je n'y croyais pas, je n'ai pas pour autant retrouvé mes esprits! Je m'avance à nouveau vers l'automate, comme on va  passer un examen mal préparé et je compose, parce qu'il faut bien composer quelque chose, une série de chiffres dont je suis intimement persuadé qu'ils ne sont pas les bons, et, sans illusion, j'attends le verdict de la machine!


femme après l'épreuve vécue par l'homme
  Et là miracle, j'entends le cliquetis familier qui précède comme toujours  la sortie des billets et le retour de la carte! Sauvé par le gong, heureux comme un enfant qui  renaît à la vie, je saute au cou de cet homme et lui claque une bise sur la joue! Tout cela s'est déroulé en public, dans le hall de la banque, devant  les employés et les clients. Ils viennent d'assister en direct à un petit drame moderne et quotidien! Un peu d'humanité a mis en échec la procédure! Les acteurs ont été bons, la pièce jouée un seule fois, le soleil est revenu... sur notre existence de voyageurs au long cours. je vais savourer pendant les heures qui vont suivre la lente remontée  sur le fleuve.

jeudi 14 octobre 2010

Embrouilles dans le train pour Budapest, mai juin 2010




ce qui est fait n'est plus à faire
Novisad en Serbie, nous décidons  de ne pas aller jusqu'à la mer noire. La chaleur, les moustiques, la crue du Danube qui nous oblige à prendre les grands routes, la circulation et la tension nerveuse, l'idée des chiens errants accrochés à nos mollets, en Roumanie, le danger du passage des tunnels des Portes de fer,  la fatigue, la difficulté de trouver des hébergements depuis la Croatie, tout cela nous amène à faire demi tour, à mettre nos vélos dans le train, direction Budapest. 
Vélo qui gène en première


Pas facile, sur le quai, nous devons forcer le passage devant la mauvaise volonté du contrôleur et celle du chef de gare qui s'en lave les mains.Nous nous installons en première classe près de nos vélos qui obstruent le passage, mais bien arrimés cependant.




femme qui a crié en seconde
A la frontière hongroise, changement d'équipage et changement de musique! nous sommes en infraction sur toute la ligne, en première classe avec des billets de seconde,et rien pour les vélos! La contrôleuse stagiaire, devant nôtre résistance, va chercher sa collègue plus aguerrie: celle-ci veut nous établir un ticket pour chaque vélos : 10 euros.




homme après l'épreuve
 Marie-christine crie au racket, la température monte de deux crans, mais tout s'apaise momentanément avec l'arrivée des douaniers, frontière oblige, vérification des passeports. Auparavant la gardienne du train  a essayé de me faire déplacer les vélos qui condamnent la porte du wagon, sans succès bien sur, à cause des sacoches. Je nous vois déjà débarqués sur le quai, à la frontière, à 300 k ms de Budapest! Je sais qu'il faut payer, après on est sûrs de rester. 




Marie -Christine tais toi! le passage des douaniers a eu du bon, les esprits apaisés, finalement tout se calme, nous finirons même le voyage en 1ère classe " to look at your bikes". Et lorsque nous descendons enfin les vélos sur le quai, à Budapest, un franc geste de sympathie scelle cette rencontre tumultueuse.


Budapest après la pluie











Vélo envolé, on m'a volé mon vélo!



    Giant sur la gauche, tout harnaché


J'aimais bien mon vieux vélo, déjà 4 voyages en sa compagnie. Giant était son nom, gris, un peu lourd, mais confortable avec sa fourche et sa tige de selle télescopiques. Une bonne selle avec un couvre selle en gel. J'ai les fesses un peu délicates et j'avais presque trouvé la solution avec cette configuration. La chaîne, les pignons, le changement de vitesses tout cela noyé ans la vieille graisse, ça grinçait bien un peu, mais un bon réglage avant le départ avait mis bon ordre à tout cela!




le château de Melk, perché sur la falaise, magnifique
le 30 mai, on a quitté Ybbs, notre petit camping gracieux derrière le petit restaurant, et on a fait une magnifique étape, visitant au passage la maison natale de Cococha à Polchrane et le château de Melk, surplombant la ville. 100 k ms au compteur et un fin d'étape sur la digue au bord du fleuve.


Difficile de trouver un emplacement confortable pour poser la tente. Il fait froid, le vent souffle et la pluie s'installe. Nous finissons par arriver à Zwendendorf, petite ville à 80 kilomètres de Vienne. Encore beaucoup de monde au bord du Danube, on sort le réchaud, on cuit la soupe pour se réchauffer et attendre que la foule se dissipe.Toujours beaucoup de monde. Du coup on revient un peu en arrière, un chalet de bois, affecté aux services techniques du Danube, bordé d'un petit terrain herbu et tondu, conviendra, faute de mieux, un peu en vue cependant à mon goût, mais bon! Les vélos contre le chalet, vite au chaud, et le sommeil gagne sans attendre.
le lieu du crime, revisité!
    Dans la nuit, vers 4 heures, j'entends un bruit, je pense qu'un des vélos, trop proche du mur vient de tomber, et je me rendors.  A 7 heures je me réveille, je jette un oeil dehors,  il pleut encore, le ciel est bas, le Danube gris et boueux. Pas engageant! Et je remarque à ce moment là que la cape qui recouvre les vélos tous les soirs traîne par terre. Et sous la cape, plus de vélo. 
    Au début je n' y crois pas, je cours partout et je dois me rendre à l'évidence! Mon vélo s'est envolé! celui de MC est toujours là, insolent de présence. Je rentre me mettre à l'abri, un petit peu du monde s'est effondré pour moi à l'instant! même plus de quoi ranger mon duvet, mes vêtements, mon matelas. Nous étions déjà sans maison depuis deux semaines, là c'est un peu de moi qui s'en va.
 J'appelle l"assistance qui a du croire à une mauvaise plaisanterie, et qui n'a jamais rappelé! Abandon. Plus tard ma correspondante à l'assurance me réconfortera. Pour l'instant aucun plan de rechange ne se dessine! Deux idées s'imposent , continuer le voyage et porter plainte! Le commissariat est à 200 mètres.
Tulnn ,la salle de spectacle flottante
  La solution viendra du dehors en deux temps, d'abord en la personne d'un brave homme, employé aux services techniques et qui compatit, après avoir dévissé sa plaque d'immatriculation, mais qui ne peut pas grand chose, à part nous proposer le vélo de sa grand mère qui a au moins  100 ans et un cabas pour mettre mes affaires. C'est mieux que rien et réconfortant. 
  Dans un deuxième temps son chef prend les choses en main. Il propose d'enlever MC jusqu'à Klosterneuburg, où il se rend. Je suivrai sur son vélo. Rendez vous dans une heure au poste de police. La déclaration faite, je lui demande de m'emmener moi, à Tulnn à 12 k ms de là chez un marchand de vélo, où MC me rejoindra au camping. Il est 9h30. A 11 heures je retrouve MC comme prévu, sur mon nouveau vélo, paré pour la suite du voyage et déjà un peu moins consterné. Et le soir nous entrons presque joyeux à Klosterneuburg, sous la pluie, à 15 k ms de Vienne.
    L'amertume reviendra plus tard, avec la pluie qui va tomber pendant 15 heures. La tente résistera, mais l'eau s'infiltrera par dessous! Je sauve la situation en creusant des rigoles pendant plus d'une heure sous la pluie battante avec... mon opinel.
    

mardi 12 octobre 2010

Rencontre avec les australiens Glennys et Max

ils sont ici chez eux!
Nous sommes à Passau, au petit camping de l'Inn. Au matin surgit ce couple de cygnes avec leur petite famille. Ils sont plutôt vifs, ils font le nettoyage sur leur passage, manifestement des habitués. Tout le monde aux abris, le jars n'est pas commode! 


Ça donne l'occasion d'échanger avec les autres campeurs, c'est comme cela que nous faisons la connaissance de Glennys et de Max. L'intérêt du camping par rapport au bivouac, c'est la possibilité de rencontrer d'autres personnes, cyclistes ou pas. 
La bicyclette fait causer,elle suscite la curiosité, l'étonnement, elle permet de se reconnaître et d'échanger sur le voyage des autres. Ce qu'on perd en tranquillité on le gagne en relations. Et loin de ses bases on a besoin de causer! Et quand on est seul encore plus!

Glennys et Max sur le bac qui traverse le Danube
                                                  
                                  Glennys et Max sont venus de Melbourne, en avion, pour trois mois. Ils sont passés par Munich. Puis ils ont rejoint Strasbourg. Depuis ils suivent le même itinéraire que nous. Nous les retrouverons à Matthausen,de sinistre mémoire, par hasard, avec beaucoup de plaisir. En suivant Glennys, je remarque un petit koala en peluche qui dépasse de sa sacoche droite. Je lui en parle, elle fait une embardée en voulant regarder ce que je lui  montre et elle se retrouve dans le fossé, en douceur. Petite frayeur, nous en rirons ensuite. Ils nous quitterons un peu plus loin, pour remonter vers Prague. Belle rencontre et séparation émouvante à la sortie d'un hyper Spar. En fait nous les avons attendu un peu plus loin, avant de les perdre définitivement. Ils viennent de réapparaître sur le Net en réponse à l'envoi de mes photos. On pédale bien aussi en Australie, alors qui sait!