Naples, le voyage absolu

     Naples , ville improbable
Nous sommes 7, puis 9 à poser le pied sur le sol italien sans appréhension malgré les rumeurs, de chaleur, de Camorra et d'ordures en jachère.

L'actualité pourtant, nous a bien pourvu de ces idées, qui parent ainsi toutes les grandes villes d'Italie, et plus généralement les grands lieux de beauté, d'art et d'histoire. Comme s'il fallait frapper du sceau de la trivialité ces endroits sur lesquels la magie a été  posée en principe...
en cette fin de juillet, la chaleur est douce sur la ville, humide, le ciel chargé, le quartier populaire et biscornu! Vincente nous attend avec sa piquette et parvient même à nous la vendre! Pas un réussite, son petit vin picotant, mais c'est son vin! sa fille habite au-dessus! les logements sont imbriqués les uns dans les autres, les terrasses peinent à faire un peu de vide entre les habitations! On ne peut pas ignorer grand chose de la vie des voisins et les nuits sont peuplées de voix hautes plutôt que de murmures.

La ville qui s'offre à nous est bien improbable, dans son architecture de raccroc, l'étroitesse de ses rues, l'omniprésence de ses lieux de culte intimement  mèlés aux endroits de la vie et du commerce. La circulation est fluide, les deux roues omniprésents se glissent en douceur les uns avec les autres, au milieu des piétons, les voitures ne font pas la loi.
Les immeubles sont peints, non pas de l'ocre sombre qui fait Rome, mais d'une palette plus variée, approximative, écaillée, pas dans l'harmonie, mais comme pour la construction , au bout du compte, ça se tient!


Les napolitains sont sympathiques! vraiment, à toute heure! Ils ne sont pas énervés, ils ont le temps! Le supermarché, près de l'appartement ouvre à 8 heures, le matin. A 7h30, à cause du camion de livraison, ilsm'ont gentiment demandé de revenir plus tard. A mon retour, ils prenaient le café tous ensemble sur le tapis roulant de la caisse. Ils ont ri en me revoyant, et ils ont immédiatement enregistré les trois articles qui me manquaient pour le petit déjeuner.



Naples, la baie    

Le Vésuve                          







Procida


Capri n'a pas eu les faveurs du groupe!
Capri s'est vu préférer la petite dernière, celle qui rit de l'autre côté, à l'ombre d'Ischia, Procida.




Là aussi la même imbrication et la même absence de concertation dans les plans et dans les teintes. Là aussi, on ne sait par quel génie de l'insouciance, ça se tient!Ici du monde mais pas d'agitation


les filles rient, et leur rire tranche le bleu impeccable de de la baie... Surprises d'être là, sales gamines insouciantes, pas mécontentes d'avoir pris la clef des champs. Le navire les emmène, par là bas, un peu plus loin, pas trop, vers les couleurs tendres ...


Elle, scrute le large, toujours curieuse de ce qu'il y a derrière, songeuse aussi . Le ciel est clair, la mer douce et le soleil câlin, cela pousse au rêve, à se laisser filer! Figure de proue, tendue... figure de style...


Naples, les sites archéologiques
Pompéi

Histoire horrible et extraordinaire que celle de cette ville immense ensevelie et conservée pendant des siècles sous les cendres. L’ensevelissement a été progressif, couche après couche, le volcan a étendu son linceul.
mais c'est la vague ardente qui a suivi la deuxième éruption qui a tué les habitants, la cendre les a conservés!



la villa des mystères


Michèle nous a initié aux mystères avec un brio tout simple. Peu de monde pour cette merveille! et une belle histoire racontée passionnément par notre amie! Elle nous a permis de déchiffrer de manière équivoque, ce qui n'a pas grand chose à voir avec le sacré, mais plutôt avec la représentation d' une initiation sexuelle ordinaire, ce qui n'est déjà pas rien quand on pense que ce fut un décor du quotidien... merci!

Herculanum
une toute petite ville, juste sous le pied du Vésuve, ensevelie sous 16 mètres de lave, redécouverte tardivement, et bien mieux conservée que Pompéi.
Moins connue aussi, et la visite bien plus agréable, Pendant deux heures j'ai été seul dans ses murs, j'ai pu visiter des trésors interdits à la visite, grâce à la sympathie des ouvriers qui y travaillent. On pourrait y habiter demain et les peintures sont restées fraîches.
On peut remarquer qu'il reste les étages, l'empreinte des planchers des escaliers et des portes. Le gymnasium, les échoppes destinées à la restauration rapide, les ateliers d'artisans semblent juste désertés le temps des congés annuels. Les rues ont des noms et des numéros, la distribution du courrier ne saurait tarder!










La villa Poppée
La villa Poppée, à Oplontis! Offerte à sa maîtresse, par Néron, cette superbe demeure concentre à elle seule l'art de la construction et celui de vivre. Cela ne portera pas chance à la dame qui mourra sous les coups de son amant impérial.
La conception des lieux de vie, centrés vers l'intérieur de la maison, réserve à tout instant des surprises heureuses, des lumières insolites, des points de vue intimes et surprenants.


Caravage et autres...


                       
Sculpture de Louise Bourguoin, au Musée des beaux arts de Naples

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire