mon père
tu étais un homme fort, aux mains puissantes,
tu étais un homme public, tu n'aimais ni l'argent ni la politique, mais tu faisais tenir la boutique...
mon père
tu étais un homme pudique, tout dans la retenue, trop peut être et c'est mon regret,
tu étais un homme élégant et charmant, tu as plu à maman...
grâce à elle, grâce à toi, nous voici tous ici, une femme, cinq hommes et tout ce qui s'en suit
une famille, une grande famille, avec en prime, à la fin, la tendresse, beaucoup de tendresse.
Papa
la fin de ta vie a été tourmentée, aux côtés de maman, déboussolée, ce fut ton tour, enfin, de tenir le cap,
jusqu'au bout de tes forces, avec elle, dans ta maison,
puis tu as rendu les armes et tu es parti, sans bruit, dans la nuit...
A Noël, Papa, pour nous tu étais le bon dieu, alors notre père, s'il y a des cieux, prends soin de nous et tachons d'être heureux, ici, aujourdhui, et encore demain...
Cousk breman, Jean Salou, au revoir, Papa.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire