Juin 2013, nous avons décidé de partir deux semaines pour saluer la fin du printemps. Mais où donc, où donc trouver un peu de soleil et de chaleur, car il nous faut aussi fêter la promesse de l'été. Il neige en montagne, il pleut des cordes sur la France entière, les rivières débordent un peu partout, le températures sont en chute libre. Nous avons déjà connu ça en Irlande l'année passée. Ca suffit!
Il apparaît qu'en Laponie les cieux sont plus cléments. Hélas nous ne disposons pas du temps suffisant pour nous joindre à la transhumance nordique. Et l'idée du réveil des moustiques a vite fait de nous vacciner contre l'idée. On murmure qu'à l'abord des Cévennes le temps serait plus doux et le ciel plus bleu. Soyons fous, tentons notre chance, en route vers le Sud Est et la méditerranée !
Notre idée c'est d'aller nous mettre à l'abri des dépressions derrière les volcans d'Auvergne. Là gisent la Margeride et L'Aubrac, c'est là aussi que prend sa source, le chemin de Compostelle. On a déjà effleuré le coin, un tout petit peut gouté à l'aventure des jacquets, rien de bien sérieux, jusque là. l'Aubrac est un grand plateau montagneux qui s'étage entre 1000 et 1300 mètres et qui se déploie sur 3 départements . L'idée de marcher à plat dans les hauteurs nous plaît bien. L'effort est bien là mais la descente est plus douce. Il y a aussi des lacs et des ruisseaux jaillissants.
Nous avons planté la tente en contrebas du plateau, dans la petite ville de Marvejols. Paix royale! Et tous les matins nous avons pris la route pour arpenter le paradis des grands troupeaux. En ce printemps naissant tous les êtres vivants recherchent la caresse du soleil, on se marcherait presque dessus! cette splendide vipère nous avons failli l'avoir sous le pied! Elle n'avait pas l'air pressée de quitter le chemin, non mais!
Tous les ans 120 000 têtes de bétail, de la race Aubrac, sauvée de justesse de l'extinction, montent, en camion pour la plupart, prendre leurs quartiers d'été dans la steppe balayée par le vent. seules 1000 bêtes transhument à pied, pour le bonheur des touristes et de marcheurs ici point de Far-West, les parcelles pour être vastes, n'en sont pas moins délimitées au cordeau par des murets de pierres sèches et des fils barbelés. Chacun chez soi!
A vrai dire si la race d'origine subsiste encore c'est à cause de sa rusticité. Mais le but n'est plus de fabriquer du fromage, seul un buron fonctionne encore. L'Italie est folle des veaux d'Aubrac, les éleveurs ont donc demandé au Charolais d'y rajouter sa qualité de race à viande! La vache locale à perdu de sa couleur et gagné des rondeurs.
Le Tarn n'est pas loin. Il a plu à la fin de la semaine. Il a fait froid. Nous avons poussé un peu plus loin. Jusqu'à St Chély du Tarn. Le détour en valait la chandelle. Nous sommes revenus par le Causse, à l'abri dans nôtre belle auto. Le lendemain, nous avons profité d'un éclaircie pour plier nos bagages et aller voir ailleurs...


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