vendredi 28 octobre 2011

A la poissonnerie, avec jean noël, un vendredi d'octobre 2011







9h 30. Rendez vous sur le port, les entretiens reprennent, j'aime ça, causer avec Jean NO. Ca pourrait durer toujours. Marcher, bloguer, lire, nos histoires à l'un et à l'autre, ça déroule tout seul. Mais y a des limites! la bouffe, quand c'est l'heure c'est l'heure! Je vois mon Jean NO qui s'en va, avec son sac jaune sur le dos, on le repère à cent lieues à lentour, c'est où Lentour? J'ai fini moi aussi. Je rentre par l'intérieur, et pourquoi pas traverser la halle aux poissons, je savais même pas que c'était ouvert en semaine,  c'est tout neuf bitumé tout autour, le luxe, juste deux étals sont ouverts, sans la presse et les cris, c'est poisson quoi, silencieux.
JN et JP, vous avez bien dit mulets


Et revoilà mon sac jaune, spécial courses, estampillé petites emplettes, et devant, imposant, mon Jean NO, il a de la présence. Je ne l'appelle jamais "Jean NO", ni "mon"d'ailleurs, mais ça sonne bien quand j'écris. Alors j'écris "mon" , et "Jean NO", parce qu'en écrivant je sens une étrange affection, pour ce grand escogriffe. Donc mon Jean NO, fait sagement la queue. La poissonnière n'a pas une voix de poissonnière, elle est jolie, vive, acide.


Du mulet, charmante madame, savoureux et pas cher, celui là, ça  ira pour quatre, bien sur, un kilo quatre, c'est bien charnu, ça fera onze euros soixante dix. Je vous le vide, oui, et j'enlève un petit bout de la queue, bien sur, et je vous laisse la tête, parfait. Et que je te coupe, mais un peu seulement, ce qui dépasse, et puis que je te racle la peau du dos, avec une coquille, st jacques s'il vous plaît, c'est bon ça coco, avec une coquille, pour un pellegrino, complètement replongé dans ses souvenirs de marcheur éternel . Les écailles fusent, le corps se lisse, la tripaille se vide, on le voit  déjà, dorer dans son four, j'aimerais bien le goûter, moi ce mulet magnifique ...chef d'oeuvre du maître queue!


et voilà le résultat, cherchez l'erreur
Un kilo d'encornets plus tard "mon Jean NO" s'en va, sans un regard pour la poissonnière, ni pour moi, déjà tout engagé qu'il est dans son combat avec la bête et son fumet. On frôle le sacré, sacré Jean NO, faut pas te rater. Il s'en va de son côté, moi du mien, surtout lui du sien, le poisson c'est pas mon truc. Les Halles Générales, je me venge sur une crèpe au beurre qui me dégouline entre les doigts et je fonce acheter une tatin de poivron et de chèvre. Non mais!




4 commentaires:

  1. jeanno avec deux n28 octobre 2011 à 08:38

    bravo jean pie très sympa ton petit comment...
    la ya de l'humour c'est bien mon petit jeanpie
    continue t'es sur la bonne voix....
    moi c'est comme ça que je l'appelle mon ti jeanpie
    aller à d'autres pépipéties

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  2. si tu crois que je vais te rater

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  3. j'ai rajouté deux photos, mais comme j'en ai pas fait ce matin, ce sont des qui datent des monts d'arrèe...

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  4. Tout baigne, il ne manque que Vincent

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